1. Peurs et phobies au boulot [étude de 2023]

Peurs et phobies au boulot [étude de 2023]

Nelly Górak
Mis à jour le :

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Peurs et phobies au boulot

Les peurs et les phobies sont des prédateurs furtifs tapis dans l’ombre de notre esprit, prêts à bondir au moindre signe de vulnérabilité. Elles peuvent frapper n’importe où, n’importe quand.

Certaines d’entre elles peuvent être facilement évitées. Mais qu’en est-il si vos peurs et vos phobies sont une réalité à laquelle vous devez faire face en permanence ? Disons huit heures par jour, cinq jours par semaine ?

Imaginez un secouriste qui tremble à la vue du sang, un chauffeur de camion qui ne peut affronter la traversée d’un pont ou un facteur terrifié par les chiens. Ces malheureux naviguent dans un monde où la simple idée de leurs tâches quotidiennes leur donne des sueurs froides.

Pour ceux qui souffrent de peurs et de phobies, le lieu de travail peut ressembler à un champ de bataille, leurs angoisses faisant la guerre à leurs aspirations professionnelles.

  • 15 à 20 % de Français et Françaises ont déclaré avoir souffert de troubles anxieux au cours de leur vie.
  • Les peurs et les phobies les plus répandues en France sont la peur des espaces clos, la peur de la foule ou encore la peur de l’altitude.
  • 5 à 15 % de la population française souffre d’une phobie spécifique.

C’est dans cette optique que nous avons mené une étude sur les peurs et les phobies au travail. Nous avons examiné :

Voici les principales conclusions qui en ont été tirées :

  • 87 % des personnes interrogées souffrent de peurs liées au travail,
  • 81 % admettent que leurs peurs et leurs phobies ont eu des répercussions négatives sur leur travail,
  • 25 % n’ont jamais cherché d’aide pour surmonter leurs angoisses,
  • 74 % ont été victimes de discrimination en raison de leur peur ou de leur phobie,
  • 80 % pensent qu’il faut avoir honte de ses peurs et phobies.

Mais ce n’est qu’un début. Alors, respirez un bon coup et rejoignez-nous pour découvrir les secrets de la peur et des phobies au travail.

L’état des peurs et phobies au travail

Avant de nous plonger dans nos recherches, examinons deux petites définitions.

Selon le dictionnaire Larousse, la peur est un « sentiment d’angoisse éprouvé en présence ou à la pensée d’un danger, réel ou supposé, d’une menace. ».

La phobie quant à elle est une « crainte angoissante et injustifiée d’une situation, d’un objet ou de l’accomplissement d’une action. »

Découvrez désormais ce à quoi ont affaire nos employés.

Peurs et phobies au boulot

Vous arrive-t-il d’avoir peur ou d’être anxieux(se) au travail ? Si la réponse est oui, vous n'êtes pas seul(e).

Selon notre étude, près de 9 personnes interrogées sur 10 (87 %) admettent que des craintes affectent leur vie professionnelle.

Voilà pour la vue d’ensemble. Mais nous avons constaté des différences intéressantes lorsque nous avons examiné différents groupes démographiques : 

  • Les employés des entreprises de plus de 501 personnes sont les plus intrépides. 32 % d’entre eux n’éprouvent aucune peur, contre seulement 15 % des travailleurs des toutes petites entreprises (1-10 employés) et 10 % de ceux qui travaillent dans de grandes entreprises (201-500 employés).
  • Les salariés âgés de 25 ans ou moins sont les moins touchés par leurs peurs et leurs phobies, avec seulement 18 % d’entre eux déclarant que leur vie professionnelle n'est pas affectée. À titre de comparaison, seuls 12 % des salariés âgés de plus de 41 ans ont déclaré la même chose.
  • Les peurs ne sont pas liées à l’affiliation politique. Dans l’ensemble, les répondants de gauche et de droite sont presque unanimes, à 87 %, à déclarer que leurs craintes affectent leur travail.

Par ailleurs, près de 8 personnes interrogées sur 10 (76 %) déclarent souffrir de phobies qui ont également un impact sur leur vie professionnelle : 

  • Là encore, les personnes employées dans des entreprises de plus de 501 salariés constituent le plus grand groupe de personnes non anxieuses, 47 % d’entre elles déclarant que leurs phobies n’influencent pas leur vie professionnelle, contre 22 % environ pour les travailleurs employés dans des entreprises plus petites.
  • La catégorie d’âge qui compte le plus grand pourcentage de personnes sans phobies est celle des 41 ans et plus, avec 28 %. En revanche, seuls 18 % des 26-40 ans et 22 % 

des 25 ans ou moins déclarent ne pas avoir de phobies.

  • Les personnes ayant une plus grande expérience professionnelle sont plus résilientes. 32 % des salariés ayant 6 ans ou plus d’expérience déclarent ne pas avoir de phobies. En comparaison, seuls 18 % des employés ayant entre 3 et 5 ans d’expérience et 19 % de ceux ayant entre 1 et 2 ans d’expérience déclarent la même chose.

À ce stade, il convient de noter que l’incidence de la phobie dans la population générale est bien inférieure à 76 %. Il s’agit d’un chiffre déclaré par nos candidats, et leurs peurs peuvent ne pas correspondre à la définition clinique officielle des phobies.

Mais quelles que soient les définitions cliniques, les peurs et les phobies hantent même les employés les plus courageux. C’est une réalité qui confirme nos pires inquiétudes : ces batailles silencieuses sont plus fréquentes qu’on ne l’aurait jamais imaginé.

Dans une société où les employés super-héros règnent en maîtres, il est facile de négliger les luttes des gens ordinaires. Pourtant, tout comme Spider-Man a pu vaincre sa peur des hauteurs et Bruce Wayne sa peur des chauves-souris, les employés luttent chaque jour contre leurs ennemis imaginés ou non.

Dans le cadre de notre enquête, nous avons aussi demandé aux personnes interrogées de nous faire part de leurs préoccupations professionnelles spécifiques afin de mieux comprendre ce contre quoi les gens se battent. Voici les préoccupations les plus fréquentes :

  • Prendre des décisions
  • Assumer des responsabilités
  • Parler en public
  • Être viré
  • Faire une erreur
  • Ne pas être aimé de ses collègues ou supérieurs
  • Ne pas être capable d’assumer la charge de travail

Les angoisses liées au travail ont ainsi un impact direct sur les performances professionnelles. C’est une évidence. Cependant, ce que l’on oublie souvent, c’est le grand nombre de peurs et phobies qui ont un impact significatif sur les employés bien qu’elles ne soient qu'indirectement liées au travail. Ainsi, pour certains, le bureau devient une lutte constante pour surmonter leur peur :

  • Des espaces publics ou des foules
  • Des conversations au téléphone
  • Du désordre et de la désorganisation
  • Des espaces fermés ou ouverts

Mais ce n’est pas tout. Les personnes interrogées ont également mentionné la peur des hauteurs, des personnes impolies, du bruit, ou la peur du COVID et de tomber malade.

Là encore, ces facteurs peuvent compliquer l’accomplissement des tâches professionnelles et l’ascension des échelons de carrière. Des peurs potentiellement insignifiantes, comme la peur des hauteurs, peuvent empêcher une personne de travailler dans une entreprise dont les bureaux se trouvent au 30e étage d’un gratte-ciel, tandis que la peur des appels téléphoniques rend presque impossible le travail avec les clients.

Mais nos exemples ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Certains souffrent de troubles cliniques graves tels que l’arithmophobie (peur des chiffres), la bibliophobie (peur des livres), la cyberphobie (peur des ordinateurs) ou la papyrophobie (peur du papier). Imaginez que vous soyez à la recherche d’un emploi totalement dépourvu de papier, ou un emploi qui ne nécessite pas l’utilisation d’un ordinateur !

Cependant, quelle que soit la peur à laquelle vous êtes confronté, travailler est inévitable. Vous n’avez donc pas d’autre choix que de jouer les super-héros et de combattre vos démons quotidiens. Mais que se passe-t-il si vous ne pouvez plus vous cacher et que vous devez retirer le masque et montrer vos peurs au monde entier ?

Est-il possible d’avoir une conversation honnête avec ses collègues ou ses supérieurs à ce sujet ?

Mettre fin au silence

Mettre fin au silence 

Parler de ses peurs et de ses phobies peut contribuer à les résoudre et à créer un environnement de travail sain et respectueux. Et il semble que la plupart des gens soient prêts à s’ouvrir aux autres.

80 % des personnes interrogées ont discuté de leurs problèmes avec quelqu’un au travail.

  • Les personnes les plus réticentes à partager leurs peurs et leurs phobies sont celles qui travaillent dans des entreprises de plus de 501 salariés (40 %) et celles qui travaillent dans des entreprises de moins de 10 salariés (33 %). À titre de comparaison, seuls 12 % des personnes travaillant dans des entreprises de 11 à 50 personnes n’ont jamais fait part de leurs angoisses.

Il existe également des différences intéressantes entre les secteurs d’activité :

  • Les travailleurs du secteur des logiciels et des technologies de l’information sont les plus réticents à partager leurs craintes. 26 % d’entre eux n’en ont jamais parlé au travail. À titre de comparaison, seuls 12 % des employés du secteur de l’éducation ont déclaré la même chose.

Ceux qui se sont ouverts sur leurs peurs et leurs phobies en ont parlé à :

  • Un(e) collègue de travail - 40 %
  • Une personne des RH - 31 %
  • Un chef/manager - 26 %
  • Autre - 3 %

Les individus peuvent se sentir moins intimidés et plus soutenus lorsqu’ils parlent à quelqu’un qu’ils côtoient tous les jours.

Toutefois, le fait que moins de personnes se soient ouvertes à leur patron ou à leur responsable suggère un manque de confiance ou une crainte des conséquences négatives associées au fait de se confier aux personnes en position de pouvoir. Cela souligne l’importance de créer une culture de confiance et de soutien sur le lieu de travail. Les employés doivent se sentir à l’aise pour demander de l’aide et partager leurs difficultés sans craindre d’être jugés ou de subir des répercussions.

Cette hypothèse semble se vérifier. Les personnes interrogées se taisant sur leurs peurs et leurs phobies l’ont fait pour les raisons suivantes :

  • Sentiment de honte - 21 %
  • Manque de confiance - 17 %
  • Peur que leurs phobies soient interprétées comme un manque de motivation au travail - 15 %
  • Peur d’être licencié(e) - 14 %
  • Peur de se voir refuser une augmentation de salaire - 14 %
  • Peur de la discrimination - 10 %
  • Peur d’être rejeté(e) pour une promotion - 10 % 

Chaque personne a une raison différente, mais toutes sont tout à fait compréhensibles. Après tout, nous ne savons jamais quelle sera la réaction de notre entourage lorsque l’on se montre vulnérable.

En même temps, il est humain de vouloir trouver du réconfort en se confiant à ses pairs.

L’une des questions que nous avons posées aux personnes interrogées portait donc sur leur aisance à parler de leurs peurs ou de leurs phobies avec leurs collègues :

  • 61 % des répondants se sentent à l’aise ou très à l’aise,
  • 28 % d'entre eux ne se sentent ni à l’aise, ni mal à l’aise,
  • Seuls 11 % se sentent très mal à l’aise ou mal à l’aise.

Il est intéressant de noter que là aussi les réponses varient considérablement d’un groupe démographique à l’autre : 

  • Les travailleurs du secteur de l’éducation sont ceux qui se sentent le plus mal à l’aise pour partager leurs peurs et leurs phobies avec leurs collègues (22 %), contre 7 % pour les travailleurs de l’industrie manufacturière.
  • Les employés gagnant un salaire moindre se sentent moins à l’aise pour parler de leurs problèmes que ceux qui gagnent un salaire plus élevé, 19 % contre 1 %, respectivement.

Les collègues sont une chose, mais les supérieurs hiérarchiques en sont une autre. Alors, lorsque nous parlons à un patron ou à un responsable, nous sentons-nous plus gênés ? Et bien pas vraiment :

  • 57 % se sentent à l’aise ou très à l’aise pour parler de leurs peurs et de leurs phobies avec un supérieur,
  • 29 % ne se sentent ni à l’aise, ni mal à l’aise,
  • 14 % déclarent se sentir très mal à laise ou mal à laise.

Il est surprenant de constater que la plupart des gens se sentent à l’aise pour parler de leurs peurs et de leurs phobies sur leur lieu de travail. Ce fait mérite d’être souligné, car la santé psychologique est encore très tabou. Parler de ses difficultés personnelles nécessite de se sentir en confiance, un sentiment difficile à obtenir dans certains environnements de travail.

Mais qui se sent le plus mal à l’aise pour parler de ses peurs et de ses phobies avec son patron ou son responsable ?

  • 21 % des personnes gagnant des salaires moindres,
  • 19 % de celles gagnant des salaires médians,
  • 6 % des personnes gagnant le plus.
  • 22 % des personnes employées dans de petites entreprises (1 à 10 travailleurs),
  • Environ 13 % des personnes employées dans des entreprises plus importantes (de 11 à 500 personnes).

La triste vérité reste néanmoins que s’ouvrir aux autres ne signifie pas que nos problèmes disparaissent pour autant.

L’impact des peurs sur le travail

Peurs et phobies au boulot

Les peurs sont une arme à double tranchant. Si elles peuvent nous aider à rester vigilants et à éviter les dangers potentiels, elles peuvent aussi nous empêcher d’exploiter tout notre potentiel.

Quelle est l’expérience des personnes interrogées ?

  • 8 personnes sur 10 (81 %) admettent que leurs peurs et leurs phobies ont eu un impact négatif sur leur travail.

Il est alarmant de voir autant de personnes avouer que leurs peurs ont fait des ravages dans leur carrière. Les effets néfastes de l’anxiété au travail ne peuvent donc être ignorés. Il est grand temps que les individus et les organisations reconnaissent la gravité de ce problème et prennent des mesures concrètes pour s’y attaquer de front.

Mais pour savoir comment combattre, il faut savoir quoi combattre. Les personnes interrogées ont mis en évidence plusieurs effets néfastes des peurs et des phobies :

  • Absences fréquentes au travail - 37 %
  • Promotions manquées - 35 %
  • Obligation de quitter son emploi - 35 %
  • Incapacité à mener à bien des projets - 34 %
  • Repli sur soi dans les discussions de groupe - 34 %
  • Incapacité à postuler à certains emplois - 32%
  • Absence d’augmentations de salaire - 32%
  • Impact négatif sur les performances - 31 %
  • Faible satisfaction au travail - 31%

Il est vraiment révélateur de constater qu’un si grand nombre de personnes subissent ces effets néfastes, les absences fréquentes du travail et le fait de manquer des promotions étant les plus fréquents. Il est particulièrement inquiétant de constater que de nombreuses personnes sont contraintes de quitter leur emploi en raison de leurs peurs et de leurs phobies.

Toutefois, il y a aussi 19 % de chanceux qui déclarent que leurs peurs et leurs phobies n’influencent pas leur carrière, leur développement professionnel ou leurs performances. 

Mais voici le résultat le plus frappant :

  • 8 répondants sur 10 (81 %) refuseraient le poste de leurs rêves s’ils devaient affronter leur plus grande peur ou phobie.

Pour ceux qui ne sont pas en prise avec des problèmes similaires, cette attitude peut sembler incompréhensible. 

Il existe néanmoins une lumière au bout du tunnel : avec le soutien et les ressources nécessaires, nous pouvons affronter nos angoisses et réaliser nos aspirations professionnelles.

Surmonter ses peurs et phobies

Peurs et phobies au boulot

Avoir recours à une aide professionnelle pour surmonter ses peurs et ses phobies est plus courant qu’on ne le pense.

Plus de 7 personnes interrogées sur 10 (75 %) ont eu le courage d’entreprendre un traitement et de lutter contre leurs problèmes. 

  • Mais ce n’est pas le cas de tous. 40 % des personnes employées dans des toutes petites entreprises (1 à 10 salariés), 36 % des travailleurs de grandes entreprises (501 salariés et plus) et 31 % des personnes ayant 6 ans ou plus d’expérience professionnelle admettent n’avoir jamais cherché à obtenir une aide professionnelle ou un traitement pour leur peur ou leur phobie.

Des araignées aux hauteurs, en passant par la prise de parole en public, les peurs et les phobies peuvent avoir un impact considérable sur notre vie, mais chercher de l’aide peut changer la donne.

Si vous faites partie de la minorité et que vous avez jusqu’à présent évité l’aide d’un professionnel, il est peut-être temps de reconsidérer votre choix.

Les personnes interrogées citent plusieurs facteurs de motivation pour demander de l’aide et surmonter les peurs ou les phobies liées au travail.

  • Obtenir l’emploi de ses rêves - 46 %
  • Environnement de travail agréable - 45 %
  • Améliorer les relations sociales au travail - 44 %
  • Avantages supplémentaires sur le lieu de travail - 44 %
  • Obtenir une promotion - 41 %
  • Amélioration de la motivation et des performances au travail - 37 %
  • Augmentation de salaire - 36 %

La raison la plus souvent citée est la possibilité d’obtenir l’emploi de leurs rêves, suivie de près par un environnement de travail favorable. Les questions financières telles que la promotion, l’augmentation de salaire et les avantages supplémentaires sur le lieu de travail sont également évoquées. Vaincre ses peurs peut s’avérer très bénéfique pour sa carrière.

Mais les salariés disposent-ils d’armes qui leur permettent de lutter contre les peurs et les phobies ? Oui !

Selon 86 % des personnes interrogées, le soutien et les ressources disponibles dans leur entreprise sont suffisants pour aider les individus à surmonter leurs peurs et leurs phobies.

Cela signifie que la plupart des individus ont à portée de main tout ce qui est nécessaire pour surmonter leurs peurs et leurs phobies.

Cependant, la société dans son ensemble peut encore constituer un obstacle.

Perceptions des peurs et phobies

Les peurs et les phobies touchent une grande partie de la population. Cependant, malgré leur prévalence, elles sont souvent stigmatisées par la société, ce qui fait qu’il est difficile pour les individus de chercher de l’aide ou de parler ouvertement de leurs expériences.

Voyons comment la société perçoit les peurs et les phobies.

Peurs et phobies au boulot

Pour de nombreux salariés, les peurs et les phobies sont un combat personnel et une source de discrimination et d’exclusion.

74 % des personnes interrogées admettent s’être déjà senties discriminées en raison de leurs peurs ou de leurs phobies. 

  • Les personnes les plus discriminées sont à 88 % des travailleurs de l’industrie manufacturière et à 82 % des personnes sans diplôme universitaire.
  • Les moins touchés par ce problème sont les travailleurs du secteur des logiciels et de l’informatique et les employés des entreprises de plus de 501 salariés, avec respectivement « seulement » 62 % et 65 % d’entre eux qui admettent avoir subi une discrimination liée à la peur ou à la phobie.

Par ailleurs, 76 % ont été témoins d’une discrimination à l’encontre d’une personne en raison de ses angoisses. 

Ces résultats révèlent la dure réalité à laquelle de nombreux employés sont confrontés sur leur lieu de travail. La discrimination fondée sur les peurs et les phobies peut créer un environnement toxique dans lequel les individus ne se sentent pas soutenus et marginalisés.

Après tout, il n’y a pas lieu d’avoir honte de tels problèmes, non ? Et bien ...

  • Une grande majorité des personnes interrogées (80 %) pensent qu’il faut éprouver une certaine honte d’avoir des peurs et des phobies.

Que vous souffriez vous-même de peurs ou que vous soyez témoin des difficultés des autres, les peurs et les phobies ne sont pas une chose dont il faut avoir honte. Cette stigmatisation peut empêcher les individus de chercher de l’aide et du soutien, ce qui a un impact négatif sur leur bien-être et leurs performances professionnelles.

Mais la perception sociale des peurs et des phobies est en train de changer. Dans ce contexte, il est essentiel d’explorer des perspectives authentiques sur les peurs et les phobies sur le lieu de travail, afin de mieux comprendre les défis auxquels les employés sont confrontés et d’identifier les possibilités d’amélioration.

Dans le cadre de notre étude, nous avons confronté les personnes interrogées à plusieurs opinions concernant les peurs et les phobies. Nous leur avons demandé d’indiquer dans quelle mesure ils étaient d’accord avec chaque phrase à l’aide d’une échelle. Les pourcentages ci-dessous représentent les personnes qui sont d’accord avec chaque affirmation : 

  • Les employeurs devraient fournir plus de soutien et de ressources à leurs employés souffrant de peurs et de phobies - 73%
  • Les avantages sociaux des employés devraient inclure une possibilité de voir un psychologue ou obtenir des conseils - 72 %
  • La santé psychologique, y compris les peurs et les phobies, devrait être traitée au travail avec le même sérieux que les problèmes de santé physique - 71%
  • Les peurs et les phobies devraient être abordées ouvertement sur le lieu de travail - 70 %.
  • Ces dernières années, la société accepte mieux les personnes souffrant de peurs et de phobies - 68 %
  • La culture de mon employeur aide les employés souffrant de peurs et de phobies à se sentir plus à l’aise et mieux intégrés au travail - 67 %
  • La peur de la stigmatisation ou de la discrimination peut empêcher les employés de chercher de l’aide pour leurs peurs ou leurs phobies - 66 %

Les données mettent en évidence des aspects importants de la réalité quotidienne dans la perception des peurs et des phobies, allant de la vie professionnelle à la vie privée en passant par les opinions sociales. Elles suggèrent une prise de conscience croissante de l’importance de la santé psychologique, y compris des peurs et des phobies, sur le lieu de travail. 

Toutefois, il existe encore un fossé important entre la reconnaissance et la mise en œuvre de politiques et de ressources de soutien. De nombreux employés estiment que leur employeur pourrait faire davantage pour aider et soutenir les personnes souffrant de peurs et de phobies. Par ailleurs, la peur de la stigmatisation ou de la discrimination reste un obstacle important pour les employés qui cherchent de l’aide, ce qui souligne la nécessité d’une culture d’ouverture et d’acceptation sur le lieu de travail.

La solution ? Des discussions ouvertes, un cheminement vers une plus grande acceptation, la promotion de la sensibilisation et de l’éducation sur le bien-être psychologique, ou la création d’une culture de compréhension et de soutien.

Ce n’est pas trop demandé, non ?

Méthodologie

Les résultats présentés ci-dessus ont été obtenus en interrogeant 1039 personnes en ligne via un outil de sondage sur mesure. Des questions leur ont été posées sur diverses relations professionnelles et leur influence sur leur vie privée. Il s’agissait notamment de questions de type oui/non, de questions basées sur des échelles relatives aux niveaux d’accord avec une déclaration, de questions permettant de sélectionner plusieurs options dans une liste de réponses potentielles, et d’une question permettant des réponses ouvertes. Tous les répondants inclus dans l’étude ont passé une question de vérification de l’attention.

Limites

Les données présentées reposent sur les déclarations volontaires d’un groupe aléatoire de répondants. Chaque personne ayant répondu à notre enquête a lu et répondu à chaque question sans aucune administration ou interférence de la recherche. Les données autodéclarées peuvent poser de nombreux problèmes, comme la mémoire sélective, l’exagération, l’attribution ou le télescopage. Certaines questions et réponses ont été reformulées ou condensées pour plus de clarté et pour faciliter la compréhension des lecteurs.

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Sources

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À propos de l'auteur

Nelly Górak
Nelly Górak

Conseillère en ressources humaines et rédactrice pour LiveCareer, Nelly partage son expertise en guidant ses lecteurs dans la création de CV et lettres de motivation de qualité. Elle veut partager avec ses lecteurs tous les secrets qui les aideront à se distinguer de la concurrence et à décrocher un entretien d'embauche. Ses conseils d'experte ont été mentionnés dans le Figaro, Les Echos ou encore RH Info.

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